OSE Thérapies : l'humain en premier, rempli de vie

Un moment de partage lors de la rencontre entre OSE Thérapies et basic.

Comment accompagner les personnes touchées par un cancer sans réduire leur quotidien à la maladie ? Avec OSE Thérapies, Lynda a voulu créer un espace où l'on peut trouver des activités, du soutien et, surtout, de la chaleur humaine. Elle nous parle de la naissance de l'association, de ce qui donne du sens à son engagement, de son regard sur Octobre Rose et de la collaboration avec basic.

Lynda, si tu devais résumer OSE Thérapies en une phrase ?

Je dirais : l'humain en premier et avant tout. OSE Thérapies, c'est un lieu rempli de vie malgré tout ce qui peut se passer, avec une énergie qui porte.

Qu'est-ce qui t'a poussée à créer OSE Thérapies ?

Le fait que, au début, personne n'y croyait vraiment a probablement eu l'effet inverse sur moi. Je me suis dit : « Je n'ai rien à perdre, pourquoi ne pas essayer ? »

Tout est parti du plaisir, de la passion, des émotions et de l'envie de faire évoluer certaines choses. Je voulais proposer une autre manière d'accompagner les personnes concernées par le cancer et leurs proches.

Que trouve-t-on lorsqu'on pousse la porte d'OSE ?

Bien sûr, il y a les activités proposées dans le planning. Mais ce que l'on trouve réellement en entrant, c'est une chaleur humaine très forte et un espace neutre.

Certaines personnes parlent d'une famille ou d'une communauté. On y trouve aussi beaucoup de vie, du plaisir et, je l'espère, de l'espoir.

« OSE Thérapies, c'est l'humain en premier et une énergie qui porte. »

Portrait pendant la rencontre avec OSE Thérapies, applicateur rechargeable à la main.

Concrètement, que propose l'association ?

OSE Thérapies propose des activités collectives, des accompagnements individuels et des moments d'accueil.

Ces moments d'accueil sont informels et ne demandent pas d'inscription. C'est important, parce qu'il peut être difficile de faire toutes les démarches ou de remplir un formulaire lorsqu'on traverse une période de vulnérabilité. On peut simplement venir, rencontrer quelqu'un et découvrir le lieu.

Il y a également des expositions, des vernissages, des soirées et d'autres événements. L'objectif est d'offrir, au quotidien, des moments qui font du bien aux femmes et aux hommes touchés par un cancer, ainsi qu'à leurs proches.

Quels ont été les principaux défis depuis la création d'OSE ?

Ils ont été nombreux : les questions financières, la pandémie, le besoin de faire connaître l'association et celui de trouver notre juste manière d'accompagner.

Au début, je voulais trouver des solutions pour tout le monde. Avec le temps, j'ai compris que ce n'était pas forcément cela, accompagner. OSE est avant tout un espace neutre où chacun peut déposer ce dont il a besoin, par une activité ou par la parole.

Je rêvais depuis le départ d'un cocon, d'un lieu entièrement dédié. Cet espace a fini par exister. Le chemin a été compliqué, parfois très fragile, mais nous sommes toujours là.

Qu'est-ce qui te rappelle pourquoi tu as créé OSE Thérapies ?

Mon quotidien touche à la maladie, à la fin de vie et à la mort. Alors, dès qu'une personne est sensibilisée à l'une de ces réalités ou qu'elle pose un autre regard sur le cancer, cela donne déjà du sens à ce que je fais.

Il y a aussi les retours des bénéficiaires et de leurs proches. Leur confiance me touche et m'honore. Ce sont parfois des mots très forts, qui rappellent à quel point un lieu, une présence ou un repère peuvent compter dans un parcours difficile.

Comment gardes-tu cette énergie si solaire face à des histoires souvent lourdes ?

Cette énergie vient justement contraster un quotidien qui peut être très sombre. Les histoires auxquelles j'ai accès obligent à se demander : qu'est-ce qui est vraiment important ?

Je ne me lève pas tous les matins en étant Gandhi. J'ai un sale caractère et je suis souvent de mauvaise humeur ! Mais une amie m'a dit récemment que, dans beaucoup de situations, nous avons deux choix : l'amour ou la peur.

J'essaie de garder cela comme un rappel, dans les grandes difficultés comme dans les petits moments du quotidien. Je crois que c'est pour cette raison que je choisis la lumière.

Qu'as-tu pensé lorsque basic. t'a proposé cette collaboration ?

J'ai commencé par découvrir les produits, que je ne connaissais pas. J'ai vu une entreprise suisse et locale, ce qui rejoint la réalité d'OSE Thérapies.

J'ai surtout senti qu'il y avait une véritable réflexion derrière la collaboration : l'envie de sensibiliser, de soutenir et de construire une démarche qui ait du sens. Ce n'était pas simplement un produit accompagné d'un montant reversé, puis « au revoir et merci ». Il y avait une volonté de réfléchir au partenariat et à son utilité concrète.

Gros plan d’un applicateur rechargeable présenté pendant la rencontre avec OSE Thérapies.

Quel regard portes-tu sur Octobre Rose ?

C'est un doux mélange entre de la colère et la reconnaissance que certaines actions sont réellement utiles.

Le pinkwashing me dérange lorsqu'une organisation profite du mois d'octobre et de la couleur rose sans véritable démarche derrière. Il y a quoi de rose à avoir un cancer, et plus encore un cancer du sein ?

En même temps, Octobre Rose permet de parler davantage de dépistage, de sensibiliser et de faire émerger des sujets qui restent trop souvent absents le reste de l'année. Certaines actions ont une portée réelle. Ce qui compte, c'est donc la manière dont on utilise ce mois et l'impact concret que l'on cherche à créer.

« Il y a quoi de rose à avoir un cancer ? »

Comment imagines-tu l'avenir d'OSE Thérapies ?

Honnêtement, je n'en ai aucune idée ! Avec OSE, toute l'équipe reçoit sans cesse de nouvelles idées et de nouvelles réflexions.

Il reste énormément de choses à faire autour du parcours et de la qualité de vie des personnes touchées par un cancer. Je n'arrive pas à me projeter dans un plan figé. Nous ferons peut-être différemment, mieux, plus grand ou plus petit. Ce qui m'importe, c'est qu'OSE puisse continuer d'exister pour les bénéficiaires.

Quel message aimerais-tu faire passer aujourd'hui ?

Il ne devrait pas y avoir de sujet tabou, même s'il reste difficile de parler du cancer, de la maladie, de la fin de vie ou de la mort. Tout cela fait partie de la vie.

Parfois, il suffit de glisser OSE Thérapies dans une conversation ou de dire à quelqu'un : « Viens, je t'accompagne. » Pousser la porte et demander de l'aide n'est pas toujours facile, surtout dans un moment de vulnérabilité.

Pour les personnes directement concernées, il faut savoir que l'on peut venir une seule fois pour une activité, puis ne plus revenir. OSE peut aussi devenir une deuxième maison, pendant une période ou durant plusieurs années. Chacun reste libre de choisir ce dont il a besoin.

Demander de l'aide n'est pas un problème. C'est quelque chose de positif et de courageux. Nous ne devrions jamais l'oublier.

Découvrir OSE Thérapies

OSE Thérapies accueille les personnes touchées par un cancer ainsi que leurs proches. Pour découvrir les activités et les moments d'accueil de l'association, rendez-vous sur le site d’OSE Thérapies.

basic. × OSE Thérapies

LE ROSE, une recharge pour soutenir OSE Thérapies

À l'occasion d'Octobre Rose, découvre LE ROSE, la recharge de déodorant de l'édition OSE Thérapies.

CHF 10 la recharge, dont CHF 5 reversés à OSE Thérapies pour chaque achat.

Cette recharge est compatible avec l'applicateur KIIMA. L'édition est proposée du 1er au 31 octobre 2026.

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